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VOUS ETES PRESSES ? >> 1ER TABLEAU PARTIEL COMPARATIF ICI et

Lettre ouverte contre le plagiat et les plagiaires PAR LA

[nommément: Bertrand Dautzenberg (president OFT) and Jean-Yves NAU (Le Monde)]. Publiée dans Tabaccologia (mai 2009)

NOUVEAU 2011: Du plagiat au METAPLAGIAT (par Jean Paul Vooren, “editeur responsable” au FARES (Fonds des Affections Respiratoires, Belgique; «relecture» par Jacques Prignot et Pierre Nys)

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( IN A HURRY ? Have a look at the first Comparative Table HERE and also:

Open Letter against Plagiarism and Plagiarists

[namely: Bertrand Dautzenberg (president OFT) and Jean-Yves NAU (Le Monde)]


(Published in Tabaccologia May 2009)

NEW 2011: From Plagiarism to METAPLAGIARISM (by Jean Paul Vooren “editeur responsable” with FARES (Fonds des Affections Respiratoires, Belgium) ; «peer-review» by Jacques Prignot and Pierre Nys)

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Tout ce que vous ne pouviez pas savoir sur le livre
Livre_Dautzenberg_Nau

de Bertrand DAUTZENBERG et Jean-Yves NAU :

« Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha »

(Ed Margaux-orange, mai 2007)


par
Kamal Chaouachi

Version provisoire du 8 juin 2007. Existe en deux formats: « salon » (.doc) et « réseau » (.html)

VOIR AUSSI: Lettre à Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur  et

Lettre à Roselyne BACHELOT- NARQUIN, Ministre de la Santé 

INTRODUCTION.. 3

Quelques remarques générales.. 4

Liste des personnes-clés liées à la production du livre.. 5

A propos du titre du livre.. 6

Attaque à ma dignité de chercheur. Ce que je considère personnelle comme une diffamation.. 7

PILLAGE INTELLECTUEL ET CENSURE.. 10

Quelques méthodes et artifices employés pour un pillage intellectuel systématique   10

Petite leçon de pillage pour lecteurs naïfs.. 13

Quelques thèmes : erreurs et commentaires.. 15

Tabagisme passif…... 15

Tabac à chicha (pages 15-16). 15

Goudrons (pages 28-29). 16

Nicotine (pages 32-34). 16

Particules  (page 27). 16

Un nouveau type de "racisme", le "racisme pneumologique" ?. 17

Spécial: Des pilleurs piégés en prenant un kébab pour une «chicha»….... 17

Dépendance.. 18

Monoxyde de carbone.. 20

La « chicha à gaz » (p. 11). 20

Métaux lourds.. 21

A propos des maladies (pages 45 à 52) : Erreurs et commentaires.. 22

Fonction pulmonaire (p. 49). 22

Chicha et cancer (p. 50 et suivantes). 23

Cancer du poumon.. 23

Cancer de la bouche et des lèvres. 24

Cancer de l’estomac.. 24

Risque infectieux et chicha.. 24

Femmes enceintes : pages 51 et 80.. 25

Autres thèmes: encore des erreurs et des commentaires.. 25

L’épidémie mondiale (p. 55). 25

La chicha source de pollution des locaux (p. 61). 25

Tableau sur les 14 avertissements sanitaires (p. 66). 25

« Un risque de conflit politique » préparé de longue date ? (p. 71-72). 25

Comment contrôler les produits utilisés pour la chicha ? (p.73). 25

« Substituts » nicotiniques  et Varénicline (p.86-88). 25

« Comment prévenir les rechutes ?» (p.89). 25

Données récentes dites «scientifiques»: pages 92-131.. 25

La "théorie" machiavélique du tremplin vers la cigarette... «Enquête sur le mode de consommation de la chicha en 2007 en France» (pp. 100-103). 25

«Etude du volume inspiré lors d’une prise de chicha» (pp. 104-106). 25

«Mesure du CO expiré» (pp. 108-111) : 40 bouffées=40 cigarettes ?. 25

«Le prix du tabac à chicha vendu en France» (pp. 116-119). 25

Enfermer tous les fumeurs de narguilé dans des caissons hyperbares ?. 25

L’argument erroné de l’« industrie du tabac » derrière l’épidémie de narguilé.. 25

Conclusion.. 25

 

INTRODUCTION

Je regrette que le Pr Bertrand DAUTZENBERG et le Dr Jean-Yves NAU se soient engagés dans des dérives aux conséquences incalculables, tant sociales que médicales, comme je vais le montrer. Je n’ai jamais eu d’a priori sur le premier depuis le début. Je l’ai connu lorsque je me suis formé à la tabacologie en 1997 en assistant au cours qu’il donne annuellement aux étudiants du DIU (Diplôme Inter-Universitaire de Tabacologie) de Paris XI-Paris XII. A l’époque, j’avais même trouvé son livre de vulgarisation intitulé « Le tabagisme » (Ed. Privat, 1996) d’une bonne qualité. Aussi, je n’ai pas hésité à le citer jusqu’à quatre fois dans la thèse de doctorat. Je n’ai commencé à comprendre les enjeux réels de son mépris soudain envers ma personne qu'au moment (décembre 2005), où j’ai soumis un manuscrit en français (« Les conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde ») à La Presse Médicale dont il a visiblement empêché la publication. La suite est connue avec ses prestations télévisées dans les médias nationaux reprenant en chœur ses équations tonitruantes: 1 narguilé = 100 cigarettes puis, étrangement, seulement 40 cigarettes.

Quant au co-auteur, le Dr Jean-Yves NAU, que je ne connaissais pas particulièrement, j’ai compris a posteriori son association au Pr Bertrand DAUTZENBERG dans ce projet éditorial. Le Dr NAU est journaliste au journal Le Monde et, si j’ai bien compris, spécialisé dans les questions liées au tabac. Par conséquent, je me suis soudain souvenu que, suite à une interview donnée au Pr Bertrand DAUTZENBERG dans ce même journal, j’avais réagi en transmettant à sa rédaction une critique scientifiquement argumentée des propos tenus par le président de l’OFT (Office Français du Tabagisme). Il est apparu que mes commentaires furent censurés. Ils ont alors fait l’objet d’un communiqué sur la censure au journal Le Monde 

Or, j’ai eu la surprise, dans le livre dont il est question ici, de retrouver des traces, non de l’interview elle-même, ce qui eût été légitime, mais de ma propre critique censurée ci-dessus. Je reviendrai sur ce point. Aussi, je ne pus m’empêcher de penser à nouveau au livre de Serge Halimi, journaliste au Monde Diplomatique (Les nouveaux chiens de garde; Raisons d’agir, 1997). En effet, ma naïveté m’avait longtemps laissé penser que ce que j’avais lu chez ce dernier auteur, ne pouvait avoir de réalité dans le monde de la tabacologie habité par des gens qui tous oeuvrent pour une bonne cause : la santé publique.

En abordant le livre du Pr Bertrand DAUTZENBERG et du  Dr Jean-Yves NAU, j’étais, comme d’habitude, prêt à me contenter de la censure habituelle qui frappe mes écrits depuis l’an 2000, date de publication de la thèse de doctorat de 420 pages sur le sujet.  Même si, en raison des scandales qu’elle a enfantés, cette censure se lève petit à petit, la portée de mes travaux est encore et souvent minimisée à l’extrême. Leur caractère transdisciplinaire (science biomédicales et sociales) est délibérément ignoré. Seule, quelques tabacologues indépendants et dignes de ce nom, ont su en deviner l’importance dès le départ, il y a 10 ans. Par exemple, cette minimisation consiste à « signaler » souvent mes publications (la thèse tout au plus) dans la rubrique « Introduction » ou « Histoire », comme si je n’avais écrit que sur l’histoire, dimension qui, en fait, ne m’a jamais paru très importante mais qui, apparemment, obsède beaucoup d’«experts». Cette référence constante à l’histoire leur permet d’invoquer des « mythes » (celui du filtrage de la fumée) ; de critiquer des exemples anciens de réduction des risques liés à l’usage de substances potentiellement toxiques ; le « colonialisme » [version française] européen (surtout quand c’est un expert formé aux USA et travaillant à l’American University of Beirut avec des fonds nord-américains, qui le dit…) et d’autres absurdités du même acabit.

 

Je n’ai donc pas trouvé un livre où je serais censuré dans la bibliographie mais dans lequel, en plus d’être ouvertement diffamé par un collectif d'organisations et de tabacologues (page 133), avec toutes les conséquences professionnelles catastrophiques que cela implique, je « brille par mon absence » en raison d'un pillage quasi-intégral –mais maquillé selon une technique journalistique primaire, parfois appelée « rewriting », et qui sera détaillée plus loin- de ma propre littérature, principalement tabacologique. Par ailleurs, ce livre comporte une myriade d’erreurs scientifiques dont le signalement et les observations afférentes exigeraient la production d’un ouvrage au moins égal, en taille, au double du même livre. Par conséquent, je me suis vu contraint de ne sélectionner, pour le moment, que quelques unes de ces erreurs qui seront commentées ci-après dans la mesure du possible.

Quelques remarques générales

Par l’insistance des auteurs sur la question de la fumée passive, ce livre est visiblement destiné au Ministère de la Santé dans le but de fonder scientifiquement l’application de la législation à venir aux salons de thé néo-orientalistes où l’on sert le narguilé. Or, les auteurs sont les premiers à reconnaître que l’on ne peut pratiquement rien conclure –en dehors du CO (monoxyde de carbone)- sur le sujet et notamment sur ce qui touche au courant tertiaire. Les quelques mesures de CO effectués par les équipes dirigées par le Pr DAUZENBERG rejoignent celles que j’ai effectuées moi-même dès 1998 et que j’ai publiées dans la revue Alcoologie (1999; 21(1/83):88-9) et, plus récemment et de manière commentée dans:

Chaouachi K. The Medical Consequences of Narghile (Hookah, Shisha) Use in the World [Les conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde]. Rev Epidemiol Sante Publique [Epidemiology and Public Health] 2007;55(3):165-70. [Article in English][Epub Ahead of print].

 

Quant aux mesures des particules (nombre et taille), elles sont très différentes d’autres que l’on trouve dans des études (non citées par les auteurs pour quelque raison) et ne permettent pas de signaler un danger fondamentalement distinct ou supérieur à celui déjà posé avec les bars, restaurants et autres discothèques où sont consommées des cigarettes et autres produits à fumer.

 

Etrangement, à aucun moment, les auteurs ne parlent de « distillation » comme si il était bien établi que le processus, dans une « chicha » (et il s’agit de tabamel, autrement dit, d’un mélange aromatisé de tabac et mélasse ou miel, chauffé), est une combustion et que le tabac est « brûlé ». Or, il n’en est rien. Je renvoie le lecteur à l’article cité plus haut pour des détails sur ce point important. En effet, la rigueur scientifique impose de prêter une grande attention car la chimie de la fumée issue d’une distillation n’est pas la même que celle produite dans le cadre d’une pyrolyse.

 

Je crois avoir compris que cette étrange insistance (les auteurs parlent même de « flammes » quelque part…) est de légitimer l’application systématique des modèles d’études sur la cigarette (où il y a effectivement combustion) à ceux du narguilé avec, en conclusion, l’autorité scientifique permise pour énoncer des équations du type 1 narguilé=100 ou 40 cigarettes selon les humeurs des experts français de la « chicha ».

 

Liste des personnes-clés liées à la production du livre

J’ai eu enfin le plaisir de découvrir qui, en France, travaille sur ce sujet et comprendre ainsi la nature des ressorts hexagonaux, scientifique et institutionalisée, de la censure à mon égard. Ainsi, les pages VII et VIII indiquent [caractères mis en relief par moi-même]:

 

« - l'équipe de Paris sans tabac et de l'Académie de Paris (Pierre Birkui, Jacqueline Rubal, Maryvonne Noël), qui est aidée par la CPAM de Paris, le PRS Île-de-France et la mission Addiction de la préfecture de Paris;

- l'équipe de l'Alliance contre le tabac en Île-de-France (Candice Penfornis, Tihomir latchev, Marie-Dominique Dautzenberg, Yolande LettieroL qui est aidée par l'INPES dans le cadre du plan Cancer, la MILDT. le PRS Île-de-France ;

- les correspondants du projet Cannafac dans les universités, subventionné par la MILDT (Béatrice Lemaitre, Véronique Marie, Delphine Couralet, Marie-Ange Testelin, Dominique Bonte);

- les équipes de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, en particulier celle du laboratoire de granulométrie du service d'explorations fonctionnelles respiratoires du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière et de l'université Paris-VI (Saint-Antoine et Pitié-Salpêtrière) qui a effectué les mesures de la ventilation et de la fumée du tabac à chicha [Marie-Hélène Becquemin, Jean-François Bertholon, Monique Roy) ;

- l'équipe de tabacologie de Toulouse (Aude Levant, Claudine Cabot, Michelle Genestal, Marie Georges, François Letourmy) ;

- le service médical du ministère de l'Intérieur (Olivier Zak-dit-Zbar);

- les acteurs de la campagne Help Pour une vie sans tabac de l'Union européenne, qui, par la campagne de mesure du CO à travers l'Europe menée en 2006 et par une aide spécifique sur la chicha en France en 2007, aident à la dénormalisation de la chicha chez les jeunes.

- à toute l'équipe de l'Office français de prévention du tabagisme (en particulier Joseph Osman, Pascale Sommera, Maria Oelchanidis et Lalla Traorel. qui porte en partie le projet «chicha» »

A propos du titre du livre

Le titre du livre « Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha » montre que ses auteurs se positionnent sans ambiguïté par rapport à un autre ouvrage existant et dont je suis l’auteur (« Tout savoir sur le narguilé »). Cette remarque n’est pas secondaire. Un tel choix implique que les auteurs reconnaissent l’existence de fait d’un corpus de connaissances sur le sujet qui ferait, pour ainsi dire, et dans une certaine mesure, autorité. Or ce livre et cette somme de connaissances existantes, ce sont ceux que j’ai diffusés et qui sont censurés depuis 10 ans dans le monde entier. J’en suis très honoré. Cela dit, il est remarquable que c’est l’inverse d’une situation normale où la voix dissidente, celle de l’opposition, tente de prendre à contre-pied la doxa établie par l’Université et toutes les académies officielles au risque d’excentrer l’objet de ses recherche.

 

Poser ainsi un problème révèle une faiblesse méthodologique certaine de la part des auteurs. En effet, un principe fondamental de la recherche est de centrer l’activité de rationalisation sur l’objet à étudier. Toutes les connaissances scientifiques accumulées (parfois au cours des siècles) sur l’objet d’une recherche sont à passer en revue, une à une ou par blocs plus ou moins importants. Leurs auteurs doivent alors être cités selon des règles variables mais en tout cas très précises.

 

Enfin, pourquoi s’exclamer « Tout ce que l’on ne sait pas sur la chicha » alors le grand public est abreuvé régulièrement d’informations « sans le moindre doute » à leur sujet et « scientifiquement établies » par des « études » toujours « nouvelles ». C’est bien connu, le narguilé est très dangereux pour la santé et beaucoup plus dangereux que la cigarette. A tel point que les auteurs de certaines études vont même jusqu’à proposer son interdiction pure et simple sans oser proposer le même traitement aux cigarettes. Les intérêts économiques en jeu –tant en ce qui concerne l’industrie du tabac que l’industrie pharmaceutique- sont désormais clairs pour tout le monde. Le but est de ne pas entraver, au niveau macro-économique, l’offre de nicotine et la demande de « nicotine ». Le narguilé est un trouble-fête. Un cigarettier, un jour sollicité, répondit : « Pourquoi fabriquerais des narguilés ou les produits à fumer correspondants  si la dépendance de ses usagers est si flottante ?»

 

Attaque à ma dignité de chercheur. Ce que je considère personnelle comme une diffamation

« Les textes publiés dans cet ouvrage engagent la responsabilité des auteurs » (page 144).


On lit, p. 133, sous le titre « Sélection de sites internet » : « 
www.sacrednarghile.com Ce site en anglais donne des informations sur l’histoire de la chicha et son développement. La partie médicale donne quelques informations, malheureusement biaisées par les diatribes de Kamel Chaouachi, qui traite tous les chercheurs de l’OMS de «vendus» et essaie de se défendre de l’accusation qui lui est faite d’être, en nom propre, détenteur d’un brevet pour une chicha à gaz vendue partout dans le monde. Ce site est donc à lire avec un grand esprit critique (comme toujours sur internet). »


1-Je suis très étonné car je n’ai jamais qualifié les chercheurs de l’OMS de « vendus ». Je me suis contenté, comme je le rappellerai, de montrer qu’ils ont produits deux rapports officiels sur le narguilé (
1er rapport erroné)(2ème rapport erroné) comportant des dizaines de graves erreurs scientifiques et que ces dernières étaient dues à une volonté délibérée de censurer des travaux pionniers et transdisciplinaires sur le sujet et qui montrent que l’anthropologie est une clé fondamentale pour l’analyse. Une telle dimension a été évacuée au profit d’une approche technocratique, démesurément positiviste, brouillonne voire enfantine avec les résultats maintenant connus.


Vraiment, mon article dans le
Journal of Negative Results in Biomedicine (journal biomédical du groupe BioMed), ne serait-il qu’une « diatribe » ? Comment expliquer sa popularité qui le place au « hit-parade »: 7000 accès en 6 mois, sans compter quelques autres milliers vers des « sites mirroirs » puisque, comme le personnel m’en a informé spontanément: ce chiffre « does not include accesses from PubMed Central or other archive sites » .. et que, par conséquent, « the total access statistics for your article are therefore likely to be significantly higher ». En fait, et ce n’est pas tout, il s’agit de l’article le plus lu du journal en question depuis sa création en 2002 . Aussi, combien je serais ravi de voir le Pr Bertrand DAUTZENBERG et le Dr Jean-Yves NAU publier officiellement une critique ou une dénonciation de cette « diatribe ». Mais en sont-ils capables ?

 

Un chercheur consciencieux, conscient de son métier et de son rôle dans la société, doit-il se taire quand des “experts” officiels désignés par l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) pour préparer des rapports sur le narguilé (narghilé, shisha, chicha) ne savaient même pas faire la différence entre combustion et distillation du tabac (1er rapport erroné), entre les divers produits utilisés (2ème rapport erroné)[dont j’ai dû interrompre la critique de ses 84 pages en raison de cette nouvelle « livraison »] et même entre les types de fumées (rapport erroné de l’Association états-unienne de pneumologie ? Pour ce dernier cas, j’invite le lecteur à jeter un coup d’œil à la photographie de sa page d’introduction qui « en dit long » sur le degré de connaissance des « experts » recrutés… Le cas de la France, atlantisme oblige, n’est pas plus glorieux quand on voit l’affiche préparée par l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education à la Santé) qui montre que « nos » « experts » de « la chicha », eux aussi, ne savent pas distinguer les textures de deux fumées différentes…

 

La France, connu pour son indépendance, n’a malheureusement pas tarder à s’aligner sur les dérives atlantiques. Ainsi, l’INPES a publié un dossier de presse erroné à l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac 2006. Et voilà qu’en ce mois de mai 2007, les experts français de la chicha, prennent Le Pirée pour un homme et un kébab pour un narguilé…, comme je le montre plus loin. A quand les Sushis japonais ? Et il faudrait accepter tous ces discours, médiatisés à outrance, et sans la moindre retenue ? Ma conscience me dicte qu’en dépit du consensus mondial et hexagonal, il ne faut pas hésiter à dénoncer de telles dérives et à dévoiler ce qui est caché.

2-Avec la « chicha à gaz », les auteurs font référence à un produit commercial que je n’ai jamais vu en dehors du prototype à la mise au point duquel j’ai participé avec enthousiasme. Je n’ai jamais touché ni ne toucherai jamais de royalties en rapport avec le brevet correspondant. La date de fin de ma participation est claire (15 juin 2005) et enregistrée auprès d'un cabinet juridique dont je peux fournir les coordonnées. Bref, depuis 2 ans, je n’ai plus aucun lien avec le projet (certainement commercial mais, aussi et surtout, de réduction des risques) en question auquel je suis fier d'avoir participé. Allais-je accepter de rester au purgatoire du chômage que m'imposaient ces puritains en blouse blanche, ou en costume, en France et à l'étranger ? Je m’en suis expliqué en juillet 2006 avec mes collègues du US-Syrian Center for Tobacco Studies qui m’avaient interpellé: Dr Maziak, Dr Eissenberg et Dr Ward. La correspondance est disponible. J’ai publié un communiqué, diffusé durant l’été 2006 au sein même du réseau international d’activistes anti-tabac Globalink


Pour plus d’informations et de détails sur les nombreuses manigances des diffamateurs professionnels, lire (en anglais ou en français) la page intitulée « CENSORSHIP and LIBEL: E-Letter to Tobacco Control's Editor about So-Called "Failure to Declare Competing Interest" »
à cette adresse (ou encore sur le Site personnel de Kamal Chaouachi )


Le Pr Bertrand DAUTZENBERG et le Dr Jean-Yves NAU, qui ont pourtant beaucoup de collègues et d’amis à l’OMS (le premier a été décoré par cette dernière), au sein de son satellite
Globalink, et dans d’autres organisations encore, se sont en fait livrés à une diffamation en règle, qu’ils ont amplifiée par cette publication officielle. Même les experts internationaux (USA, Syrie et Liban) à l’origine de cette rumeur (le Dr EISSENBERG en tête suivi du Dr MAZIAK, du Dr WARD et du Dr SHIHADEH), ont compris l’inanité de leur entreprise. Cette dernière fut aussi relayée par la censure du Pr Simon CHAPMAN, rédacteur en chef du journal Tobacco Control. En effet, la popularité de la fameuse E-Letter du 2 déc. 2004 a certainement terni le « prestige » des « peer-reviewers » de son journal des années durant. Cela dit, le Dr EISSENBERG, qui était au courant depuis un an (correspondance privée disponible), m’a simplement interpellé (le 31 mai 2007) en privé à ce sujet, et seulement après que j’ai déclaré dans un journal biomédical, suite au déchaînement à mon encontre, que j’étais prêt à produire une preuve faisant état de la fin (15 juin 2005) de ma participation au projet en question. Il m’a demandé une copie de cette preuve et je lui fournirai volontiers les coordonnées du cabinet juridique qui la possède.

J
e me serais volontiers contenté d’une absence totale de ce livre. Car depuis 8 ans, je suis habitué à la censure, notamment pratiquée par les « experts » états-uniens qui prétendaient monopoliser la recherche à ce sujet. Le Dr EISSENBERG, le Dr MAZIAK, le Dr WARD et le Dr SHIHADEH, m’ont certainement diffamé mais seulement dans le cadre d’un cercle privé de discussion (Globalink); même si leur avocat, le Pr CHAPMAN, rédacteur en chef du journal Tobacco Control et en même temps responsable du Comité Politique de Globalink m’a exclu de cette caverne… Bref, les chercheurs ci-dessus étaient trop conscients de leur responsabilité (internationale) pour ne pas oser publier de manière officielle des propos diffamatoires à mon encontre ou de piller mes travaux).

Ce pas, le Pr DAUTZENBERG et le Dr NAU l’ont franchi dans le paragraphe d leur livre (page 133) qui attaque ma dignité de chercheur et que je considère comme diffamatoire. En plus du mensonge au sujet du brevet, j’y suis décrit plus ou moins comme un « littéraire » qui n’a écrit qu’une histoire du narguilé et des « diatribes » contre les chercheurs de l’OMS. Il se trouve que j’ai une formation universitaire initiale en sciences dures (physique, chimie, notamment) de niveau licence, un doctorat en socio-anthropologie et un DIU de tabacologie. Du côté de l’expérience professionnelle, je me suis frotté, dans le cadre de la gestion de projets internationaux à l’UNESCO, à la critique philosophique des sciences et des expertises en général.


Enfin, affirmer que le site
The Sacred Narghile est en anglais alors qu’il est notoire, depuis sa création il y a 8 ans, qu’il est en 3 langues (français, anglais et espagnol) est un mensonge dont le but est clair : dissuader le lecteur francophone de le visiter et de remarquer comment la partie française de ce site a été littéralement pillée par les auteurs du nouveau livre.

 

PILLAGE INTELLECTUEL ET CENSURE

J’ai cité plus haut le cas, paradoxal en soi, de l’exploitation d’un document censuré (droit de réponse refusé au journal Le Monde) à des fins de pillage, même partiel. Ce n’est pas la première fois que je suis victime de pillage ou de plagiat. Comme il s’agit d’un sujet très « spécial », j’ai obtenu gain de cause à chacune de mes réclamations. Pour ne prendre qu’un exemple sans lendemain mais récent et non sans relation directe, j’ai fait remarquer à la journaliste qui a interviewé le Pr DAUTZENBERG dans les colonnes du Parisien (24 mai 2007), sous le titre «Fumer un narguilé, c’est fumer deux paquets de cigarettes», que l’une de ses phrases était un plagiat d’un passage de mon livre de 2002, ce dont elle s’excusa en déclarant qu’elle l’avait trouvée « sur internet »...

 

Ce qui est regrettable dans le cas qui se présente à moi avec cet ouvrage, c’est qu’il s’agit d’un livre publié par deux personnalités du monde scientifique médical et médiatique. Je suis resté bouche-bée par l’ampleur de l'entreprise de pillage. A mon avis, il tient plus qu’à une simple paresse intellectuelle d’individus qui, en dépit de leur alignement atlantiste dans le domaine de la lutte contre le narguilé, ne maîtrisent visiblement pas l’anglais de manière suffisante. En effet, je constate avec amertume qu’au lieu de me remercier d’avoir rendu disponible, en France et en français, toute cette littérature tabacologique (publications, mises au point, reviews, critiques publiées sur la Toile), soit, au total, des centaines de pages, j’ai été littéralement pillé, en plus d’être attaqué personnellement dans ma dignité de chercheur, comme je l’ai dit plus haut, sans parler de la censure totale dont je souffre professionnellement dans le pays de Voltaire.

 

Quelques méthodes et artifices employés pour un pillage intellectuel systématique

1- Nul besoin de comprendre pourquoi mes écrits sont absents de la bibliographie. En effet, ma littérature tabacologique sur le sujet se trouve en filigrane tout au long de l’ouvrage du Pr DAUTZENBERG et du Dr NAU.

 

2- L’usage du mot « chicha » dans ce livre n’est pas innocent. L’argumentation (page 3) développée pour justifier l’emploi soudain de ce mot (qui ne figure cependant pas dans les dictionnaires français, contrairement à « narguilé » ou « narghilé »)- et comme si ses auteurs s’adressaient à un lectorat arabophone-, tient en fait à la volonté de dissimuler et maquiller toutes les bribes de pillage disséminées du début à la fin du manuscrit. Ces dernières auraient été plus aisément repérables si le mot « narguilé » avait été utilisé.

 

3- Ma littérature tabacologique est connue pour être extrêmement riche de tous points de vue: de mon livre de 1997 ; au mémoire du DIU [Diplôme Inter-Universitaire] de tabacologie (1997-1998) ; à l’article dans Alcoologie (1999) ; à la thèse de doctorat (420 pages) ; à la Tétralogie Narguilé et Santé (environ 60 pages publiées en italien et dont l’essentiel du texte, mis à jour et en français, a circulé pendant 6 mois (juin 2006 à janvier 2007) au sein de la Rédaction de la revue Alcoologie et Addictologie et entre les mains de deux « lecteurs » qui l’ont censuré sans aucun argument scientifique, contre l’avis de deux autres lecteurs, objectifs, lesquels ont défendu sa publication) ; à l’article du Courrier des Addictions (2004) ; à l’article dans la Revue d'Epidemiodologie et de Santé Publique intitulé en français « Conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde » ; à la Critique du premier rapport de l’OMS. Toute cette littérature, principalement en français, est la quintessence d’un travail personnel de fond, jamais rémunéré, que j’ai réalisé depuis une dizaine d’années à partir d’un corpus très important d’études originales lesquelles, dans leur très grande majorité, sont en anglais. Comme je le montre plus loin, les auteurs du livre n’ont en général pas lu les études qu’ils citent, de manière erronée la plupart du temps. Je crains que ce type de faute correspondent à ce que les chercheurs anglophones qualifient très gravement de « Scientific Misconduct ». L’explication que j’ai trouvé à des agissements aussi surprenants est assez simple. Les auteurs du livre se sont contentés de lire les documents ci-dessus, en français, et de piller tous mes résumés, si pratiques, en les maquillant selon la technique donnée plus loin. Les exemples sont extrêmement nombreux et disponibles. Malheureusement, je ne pourrai en citer que quelques uns dans la version présente de ce compte-rendu. 

 

4- Le 30 mars 2006, la revue La Presse Médicale me retournait mon manuscrit (« Conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde ») en français accompagné des commentaires du lecteur anonyme. Cependant, à partir de mes propres enquêtes et de divers indices très forts qui pourraient avoir la force de la preuve si nécessaire, il s’agit visiblement du Pr Bertrand DAUTZENBERG.  Naïvement, j’ai répondu à ces commentaires qui ont été visiblement exploités dans ce livre. Par exemple, une objection du lecteur anonyme était : « La «profondeur de l'inhalation» et la volume de tabac fumée n'est pas évoqué alors qu'il est considérablement plus élevé qu'avec la cigarette (Plus de 100 fois plus de volume de fumé tiré d'une chicha que d'une cigarette). » Or, à la même époque, le 5 avril 2006 exactement, le Pr Bertrand DAUTZENBERG, le seul tabacologue à jamais le faire en France, déclara dans les médias au sujet du narguilé, et notamment sur France 5 : « 1 narguilé=100 cigarettes ». Le lecteur est invité à lire le communiqué: "Blouses blanches et narguilé: mise en scène de la "science" à l'écran de France 5" . La comparaison entre les autres commentaires, que j’épargne pour le moment au lecteur, et les « arguments » développés dans le livre révèlent que le pillage intellectuel est une tâche fastidieuse…

 

Le manuscrit avait été soumis au journal La Presse Médicale au mois de décembre 2005. Il est resté bloqué au sein de sa rédaction pendant 3 mois, temps pendant lequel il a circulé entre les mains du lecteur qui l’a censuré. J’ai été contraint de traduire en anglais l’article original et le soumettre, avec tous les contretemps que cela implique, à la RESP (Revue d'Epidemiodologie et de Santé Publique) qui publie des études dans les deux langues.

 

5- Piller ce que Kamal Chaouachi a gracieusement mis en ligne sur le premier site d’informations sur le narguilé (The Sacred Narghile) depuis 2001. Ce site a été notamment utilisé comme moyen de résistance à la censure mondiale exercée par les chercheurs anglophones qui prétendaient avoir le monopole de la recherche dans ce domaine. Ils ont malheureusement échoué sur l’autel de leur propre censure (1er rapport erroné de l’OMS)(2ème rapport erroné de l’OMS). Par conséquent, ce nouveau livre se présente comme le résultat d’un regrettable alignement atlantiste sur des thèses qui ont fait leur temps, période tragiquement assez longue pour créer toute la confusion à laquelle on assiste aujourd’hui.

 

D’autres méthodes et artifices ont été mis en œuvre. Cependant, je ne peux pas les mentionner pour le moment. Je montrerai que malgré le déploiement de moyens aussi importants (voir également, plus haut, la liste des personnes et organismes qui ont collaboré à l’entreprise de lavage des cerveaux français), le pillage a échoué et que des excès ont été commis. Ainsi, contrairement à un lecteur ordinaire (quand bien même il serait tabacologue), il m’est très aisé de reconnaître très rapidement les endroits pillés et qui me concernent directement. Par exemple, quand je vois mentionnées, là, des études que seul, je citais dans mes travaux (certains, par ailleurs censurés, il faut le souligner).

Petite leçon de pillage pour lecteurs naïfs

Comme le pillage maquillé apparaît à présent dans de très nombreuses pages de ce livre, il m’a semblé utile de montrer au lecteur la technique utilisée grâce à un exemple tiré de la page 4 au sujet des origines de l’objet. Cette technique, appelée parfois « rewriting » dans le milieu journalistique,  a également été mise en œuvre pour les questions relevant de tabacologie médicale. La matière première était formée de l’ensemble de mes manuscrits rédigés, publiés ou censurés (après avoir été parfois « pire-reviewed ») au cours de ces dernières années. Comme je ne suis pas médecin, une telle opération peut ne pas contribuer à rehausser le prestige scientifique des auteurs qui, eux, le sont. Nous verrons comment cette même technique, associée à un abus de confiance en soi, a conduit à une farce quand les pilleurs, piégés, ont pris Le Pirée pour un homme et confondu une chicha avec un kébab

J’indique ci-après, à l’encre bleue, les « retouches » opérées par les auteurs du livre. Je ne n’ai choisi que le paragraphe traitant de l’Afrique. Il est évident que des copie-et-patés croisés ont été opérés pour les divers paragraphes traitant des autres régions du monde.

 

La possibilité de l’origine africaine ou éthiopienne de la pipe à eau a été envisagée par des spécialistes comme Alfred Dunhill ou John Edward Philips. 

Une découverte archéologique récente faite dans une Le cas de cette grotte éthiopienne vient épaissir encore davantage le mystère : on a retrouvé des fourneaux de pipes à eau, et où l’usage fumé du cannabis au datant du XIVe. quatorzième siècle

 

 

 

 

 

 

 

Les fouilles archéologiques aujourd’hui engagées çà et là en Afrique australe et orientale tout au long du vingtième siècle, si elles se poursuivaient de manière systématique, pourraient bien apporter la preuve définitive finiront bien par résoudre l’énigme’.

Aujourd’hui, les hypothèses retenues ici en raison de leur pertinence lui attribuent à la chicha une origine sud-africaine, éthiopienne, ou persane ou . Une origine européenne est également mise en avant par des historiens du tabac.

______________________

Bertrand DAUTZENBERG et Jean-Yves NAU, Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha, Paris, Ed. Margaux-Orange. Ici, page 4

La possibilité d’une origine africaine pour la pipe à eau a été considérée par des spécialistes comme Alfred Dunhill et John Edward Philips.  Le premier fait de la pipe à eau « dakka » des « Hottentots » (Khoikhoin), localisés au sud du continent, l’ancêtre du narguilé. Quant au texte du second, il se fonde sur une discussion détaillée et technique, notamment à propos des fouilles entreprises et des problèmes de datation posés à Hyrax Hill au Kenya, Sebanzi en Zambie, Engaruka en Tanzanie et en d’autres lieux du continent africain.

En résumé, l’on retiendra que l’on peut fixer l’usage social du narguilé, à grande échelle, comme simultané avec l’apparition du café public et l’adoption du tabac. Aujourd’hui, les hypothèses retenues ici en raison de leur pertinence lui attribuent une origine sud-africaine, éthiopienne ou persane. Une origine européenne est également mise en avant par des historiens du tabac. Ces derniers considèrent que le narguilé serait une forme adoptée par la pipe américaine dans le bassin méditerranéen, en Afrique ou en Asie,  après la diffusion de cette dernière par les Européens aux seizième et dix-septième siècles. Les fouilles archéologiques engagées çà et là en Afrique australe et orientale tout au long du vingtième siècle, si elles se poursuivaient de manière systématique, pourraient bien apporter la preuve définitive de l’usage de pipes à eau sur ce continent bien avant le seuil critique et symbolique que représente l’année 1600 pour les tenants de l’hypothèse européenne. Le cas de cette grotte éthiopienne où l’on a retrouvé des fourneaux de pipes à eau, et où l’usage fumé du cannabis au quatorzième siècle a été confirmé par des méthodes chimiques, constitue en ce sens une avancée.

Kamal Chaouachi. Le monde du narguilé, Maisonneuve et Larose 2002, p. 92

 

Le lecteur intéressé par ce type de pratique dont j’ai dû souffrir pendant 8 années, pourra aussi se reporter au site géré par Mr Basset, qui fait une publicité aveugle aux expériences reprises dans le livre du Pr DAUTZENBERG ET du Dr NAU, et qui a même l’audace d’avoir protégé « sa » production intellectuelle auprès d’un huissier avec « horodatation »…

http://www.tabac-stop.net/narguile_histoire.html

http://www.tabac-stop.net/copyrightfrance.html

 

Quelques thèmes : erreurs et commentaires

Tabagisme passif…

-D’emblée, je soulignerai que les données officielles sur le tabagisme passif connu (celui dû à la cigarette principalement), particulièrement en France, sont souvent exagérées.

-Les pages sur le tabagisme passif passent sur des faits connus et ignorent les études-clés. La conclusion est que la fumée tertiaire serait la plus dangereuse mais qu’on ne sait rien sur elle. Aussi, je me pose la question : pourquoi tant de tapage médiatique dans ces conditions ?

 

-Je trouve assez surprenant qu’un pneumologue ne mentionne pas des substances connues (certaines irritantes) de la fumée comme les aldéhydes, les radicaux libres, les composés phénoliques et d’autres, sur lesquelles il existe des données scientifiques. Par exemple, certains irritants majeurs -comme l’acroléine, l’acétaldéhyde, le formaldéhyde- dont certains sont (co)-cancérogènes, sont apparemment bien filtrés. C’est d’ailleurs un fait qui explique en partie la vaste acceptation sociale du narguilé. A mon avis, le discours de la peur est contre-productif. Heureusement, comme le polonium 210 pourrait bien être plus filtré dans le cas du narguilé que dans le cas de la cigarette, la France a échappé à la menace radio-active posée par la « chicha ».

 

Tabac à chicha (pages 15-16)

Tabamel, etc. 2 pages de pillage. Sans commentaires.

 

Goudrons (pages 28-29)

Je crains que sur cette question, les auteurs ne prennent des vessies pour des chandelles. Hoffmann (1960) n’a pas utilisé « 10 g de tabac à chicha » (c’est à dire 10 grammes de tabamel) mais seulement une quantité de 2,2 g et qui n’était pas du tabamel mais du tumbâk, par dessus le marché… Il apparaît donc que les études n’ont pas été lues. Les auteurs se  sont basés encore une fois sur mes propres travaux de synthèse en français, publiés ou censurés. Les preuves sont disponibles d’autant plus que je suis le seul, qui plus est en français, à avoir fait la mise au point sur les études de Hoffmann, Rakower, et d’autres.

 

Les auteurs concluent en considérant l’étude de Shihadeh –qui rapporte des taux énormes de goudrons- comme la plus plausible alors qu’elle est la plus biaisée, ainsi que  je l’ai montré, notamment, dans la Critique du premier rapport de l’OMS

 

Tout cela pour conclure le chapitre avec une équation massacrante (en caractères gras): un narguilé=26 cigarettes…. Les chiffres semblent varier de manière astronomique. Ici 26 cigarettes, là 2 paquets de cigarettes, auparavant 100 cigarettes. Par ailleurs, les auteurs accusent un effroyable « décalage » de 8 paquets de cigarettes avec les mêmes chercheurs cités pêle-mêle dans le livre : Shihadeh, Maziak et autres. Voir : One Hookah Would Equal 200 Cigarettes (en FRANÇAIS automatique)

 

Nicotine (pages 32-34)

Malheureusement, il s’agit, pour s’exprimer vulgairement, d’une partie « sans queue ni tête ». Je crois que le Dr EISSENBERG, spécialiste de cette question, partagerait mon avis. Je reconnais bien évidemment une forme de pillage maquillé et ma propre « prose » dans la description, entre autres, de l’expérience de Shafagoj (2002) sans parler de l’étude de Behera, visiblement non lue. Par ailleurs, l’honnêteté scientifique impose, quand on donne une nouvelle forme à un tableau extrait d’une étude, de citer les sources de ses données. Ceci n’a pas été fait. Cependant, un spécialiste de la question reconnaît de suite celui de Shihadeh (2003).

 

Particules  (page 27)

Je me permettrai, compte-tenu du grand nombre d’erreurs dans ce livre, de renvoyer, dans un premier temps, le lecteur à ma critique (qui aborde en partie cette question):

Blouses blanches et narguilé: mise en scène de la "science" à l'écran de France 5


Mais aussi au numéro qui scelle la
Tétralogie Narguilé et Santé

 

Un nouveau type de "racisme", le "racisme pneumologique" ?

Les auteurs évoquent étrangement des usagers qui « fument à l’européenne », en contradiction avec toutes les données de la littérature anthropologique et tabacologique mondiale. Il y aurait ainsi un mode de fumer « oriental » opposé au mode de fumer "occidental". Ce sont là de regrettables inepties anthropométriques qui, relayées par tous les médias français, illustrent, encore une fois, l'irresponsabilité des "experts".

 

Spécial: Des pilleurs piégés en prenant un kébab pour une «chicha»…

-Pages 30-31 : « L’élévation du taux de CO expiré est aussi établie chez les personnels qui préparent des chichas dans les cafés spécialisés. Une étude menée sur 100 employés travaillant dans ces bars à chicha note que les taux de carboxyhémoglobine s’élèvent de 4% au cours d’une journée de travail ». Un tableau est fourni…

 

Or, je suis le seul chercheur à avoir jamais cité cette étude dans le contexte du narguilé:

Madani et al. Occupational Exposure to Carbon Monoxide during Charcoal Meat Grilling. Sci Total Environ 1992 (Apr);114: 141-7)

 

notamment dans le cadre du cours annuel donné au public de médecins du DIU (Diplôme Inter-Universitaire) de Tabacologie, le 13 janvier 2007 (diapositive 27 sur les niveaux de COHb comparés. Disponible sur le site de la bibliothèque de l’Université Paris-Sud).

 

Je tiens à souligner, à ma décharge, que je n’ai jamais eu l’intention, même ludique, de « tendre un piège » à quiconque en citant une telle étude. Le but était purement pédagogique : donner une image relative à d’autres pratiques quotidiennes au Moyen-Orient qui peuvent s’apparenter, uniquement du point physiologique des taux d’hémoglobine oxycarbonée, à celle de fumer le narguilé. L’étude en question portait donc sur les préparateurs (fumeurs de cigarettes ou non-fumeurs) de kébab et autres viandes grillées… et qui, toute la journée, sont exposés au CO produit par le charbon de bois des braseros, pas celui des narguilés… Dans ces endroits d’ailleurs, le narguilé n’est en général pas servi…

 

Combien de fois ai-je averti mes collègues du monde entier –à commencer par les experts de l’OMS chargé du narguilé- que ce champ d’études est parsemé de « peaux de bananes ». Beaucoup commencent maintenant à me croire outre-atlantique. Mais nul n’est prophète dans le pays de Voltaire.

 

L'entreprise de pillage fut donc maladroite et comique à la fois puisque les auteurs du livre n’ont apparemment pas compris, ne serait-ce que l’abstract (résumé) même, de l’étude correspondante. Ils déclarent ainsi, avec l’assurance la plus ferme, qu’il s’agissait de « personnels qui préparent des chichas ».

 

-Enfin, toujours à la page 30, le paragraphe sur le Pakistan est un exemple éloquent de pillage. Globalement, les études mentionnées ne sont visiblement pas lues. Elles sont citées parce que Kamal Chaouachi les a citées et commentées, en français. Un point, c’est tout.

 

-A la même page, on lit au sujet du CO (monoxyde de carbone) alvéolaire: « soit une hausse légèrement supérieure para rapport à ce qui a pu être observé en Syrie lors d’études similaires ». Or, les études en question ne sont pas citées. Et pour cause, elles n’existent pas… Encore une fois, il s’agit d’un pillage de ma critique envoyée au journal Le Monde (censurée) où travaille (il est important de le souligner) l’auteur, médecin et journaliste, le Dr Jean-Yves NAU, et où j’ai écrit:

« Cependant, le chiffre annoncé de  80 ppm est visiblement exagéré. Une étude menée au Moyen-Orient sur 26 sujets par l’équipe internationale la plus en vue dans ce domaine (6), relève les taux suivants : 6,8 ppm (avant la fume) ;  28,2 ppm (après la fume). Dans une étude précédente (7), la même équipe avait relevé: 5,6 ppm (avant la fume) ;  36,3 ppm (après la fume). » Et où la référence (6) est donnée: Syrian Center for Tobacco Studies: www.srnt.org/pubs/nl_05_06/news.html

 

Dépendance

On lit (page 40): « Un travail sur ce thème [la dépendance] a toutefois été conduit à Beyrouth » (p. 40) alors que si ils avaient réellement lu cette étude, ils auraient constaté qu’elle concernait la Syrie et que Beyrouth n’est pas encore la capitale de ce dernier pays…  La suite du commentaire fait référence à une autre étude qui n’est pas citée.

 

Il y a donc une complète confusion (due au pillage lui-même puisque les auteurs n’ont pas lu les études qu’ils citent (et à tort souvent).

 

 « La dépendance à la chicha, quand elle existe, peut avoir –de la même manière que la dépendance aux autres tabacs fumés- une composante sociale et psychologique. » (p.40)

Pillage maquillé. Il était plus simple de citer. Mais peut-on citer le Diable ?

 

« La quantité de nicotine produite au cours d'une séance… » (page 41)

« Le président de l'OFT (Office français de prévention  du tabagisme), interrogé sur cette question affirme que « le taux de nicotine, filtrée par l'eau, est moindre que dans les cigarettes ». Il n’est pas nécessairement moindre. Il peut égaler la quantité produite par une ou deux cigarettes si l’on se base sur les rendements de machines à fumer ou obtenus en laboratoire (2, 3). Cependant, un fumeur, particulièrement un ex-usager de cigarettes, est capable, en adaptant inconsciemment sa fume, de tirer d’un narguilé toute la nicotine dont son corps a besoin (« titrage »), autrement dit, celle que pourrait lui procurer quotidiennement l’équivalent intégré d’un paquet ou plus de cigarettes. »

Communiqué sur la censure au journal Le Monde  

Pharmacocinétiques comparées de la nicotine (page 41-42)

Inspiré directement du cours donné au public de médecins du DIU (Diplôme Inter-Universitaire) de Tabacologie le 13 janvier 2007 (notamment la diapositive 26 sur les pharmacocinétiques comparées cigarette/narguilé de la nicotine). Disponible sur le site de la bibliothèque de l’Université Paris-Sud.

 

Monoxyde de carbone

> Comme je l’ai dit, j’ai mesuré moi-même, il y a 10 ans, le taux de CO (environnemental et alvéolaire) dans des salons néo-orientalistes :

 Pour le CO expiré, des mesures récentes (fumeurs plutôt «lourds») révèlent un taux, autour de 14 ppm (Shafagoj 2002b). Nous avons personnellement effectué des mesures dans les salons néo-orientalistes à la mode et directement sur des fumeurs exclusifs et mixtes (Ch. 1999). Les niveaux varient énormément, grosso modo de 10 ppm à 60 ppm (parties par million), en fonction de l’aération et surtout, des diverses manières de fumer, notamment de la profondeur de l’inhalation.

La majorité des références bibliographiques données (page 52) sont fausses et tout est mélangé. Shihadeh est pris pour Zahran, etc.

 

La « chicha à gaz » (p. 11)

Voici une manière de parler de Kamal Chaouachi sans le dire. Cela dit, qu’apprenons-nous : « En brûlant, le gaz produit entre autres des particules et du monoxyde de carbone (CO) ». Un gaz qui produit un autre gaz (ici, le CO) ? Pas très clair…

 

Alors que les « experts » français de la chicha diabolisent cette dernière quand aux niveaux de CO, et ce, du début à la fin du livre, pourquoi, dans l’expérience (qui est en plus photographiée), n’ont-il pas mesuré le CO alvéolaire (dans les poumons) de l’usager ? Serait-ce un tabou ? Soit on parle de tout, soit on ne parle de rien. Ce qui me laisse penser à une volonté supplémentaire d'attaque personnelle et d'atteinte à ma dignité de chercheur.

 

On lit aussi: « La conclusion à tirer » que « la consommation de chicha devrait au minimum être exclusivement pratiquée dans les pièces bien aérées ou encore en plein air, comme dans les pays du Moyen-Orient » est, comme je l’ai dit, directement tirée de l’article :

Chaouachi K. The Medical Consequences of Narghile (Hookah, Shisha) Use in the World [Les conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde]. Rev Epidemiol Sante Publique [Epidemiology and Public Health] 2007;55(3):165-70. [Article in English][Epub Ahead of print].

y compris dans sa version originale censurée de La Presse Médicale

En effet, pour la première fois dans la littérature biomédicale correspondante, un chercheur (moi-même) soulignait qu’une différence entre les salons en France et au Moyen-Orient est le degré de ventilation. Cette idée est maintenant reprise plusieurs fois par les auteurs du livre avec la sombre fierté si propre aux pilleurs.

 

Le paragraphe (page 46) sur l’hémoglobine oxycarbonée, renvoie à la note 26 qui correspond à l’étude de Shihadeh, ce qui constitue une erreur très grave. L’étude correspondante n’a donc jamais été lue. Le paragraphe a été pillé.

 

Enfin, n’évoquons pas le cas de la « chicha électrique »...

 

Métaux lourds

Page 35. Le premier paragraphe est un pillage. Passons.

 

Un tableau est sensé comparer (narguilé/cigarette) des taux de métaux lourds. Pour commencer, on trouve mentionnés la nicotine, les goudrons, le benzo[a]pyrène et le monoxyde de carbone qui, comme beaucoup de non-scientifiques le savent, ne sont pas spécialement des métaux et encore moins « lourds »… Passons sur ce détail.

 

La « teneur pour une cigarette correspondant à environ 1g de tabac » (colonne de droite du tableau) renvoie à la note numéro 15 qui est celle de la fameuse étude de Hoffmann de 1963. Or, il n’en est rien. Il s’agit d’un détournement d’une autre étude: Hofmann (Tobacco smoke components. Letter to the Editor. Beitrage zur Tabakforschung International 1998; 18:49-52) et donc, d’une Lettre à la Rédaction, par Hoffmann, certes, mais de l’année 1998, soit 35 ans plus tard.

 

Shihadeh (source des chiffres du tableau) la rapporte lui-même de chez Jenkins (2000). Or, les cigarettes ont beaucoup changé entre temps et Hoffmann lui même l’a montré dans une excellente étude de 1997 dont j’épargnerai au lecteur les détails maintenant. En bref, la comparaison d’une expérience avec un  narguilé en 2003 (par Shihadeh) avec une cigarette de 1963, serait, même si l’erreur (encore une fois due au pillage) n’en était pas une, méthodologiquement inacceptable. Passons encore une fois sur ce grossier « détail » et analysons les chiffres du beau tableau fourni.

 

En caractères gras, les auteurs annoncent que « la teneur de la fumée de chicha en béryllium […] est plus élevée que celle de la fumée de cigarette ». La science a encore une parlé. Or, ce résultat est complètement faux. C’est l’inverse qui est vrai. Selon l’expérience relatée (Shihadeh 2003, en se basant sur la cigarette de Hoffmann), la teneur pour cette dernière est de 300 ng, soit environ 5 fois celle de la « chicha » du Pr DAUTZENBERG et du Dr NAU de 2007.

 

Enfin, aucun regard critique n’est porté sur les chiffres tirés aveuglement de l’étude de Shihadeh. Cette dernière rapporte des taux énormes de goudrons. Pour les auteurs du livre, c’est évidemment la plus plausible alors qu’en fait, cette étude est l’une des plus biaisées de l’histoire de la recherche sur le narguilé ainsi que  je l’ai montré, notamment, dans la Critique du premier rapport de l’OMS

 

A propos des maladies (pages 45 à 52) : Erreurs et commentaires

La majorité des références bibliographiques données (page 52) sont fausses et tout est mélangé. Je ne citerai que deux exemples:

 

1-Dire (outre mon pillage continuel) que « D’autres études concluent à un excès de maladies des artères coronaires chez les fumeurs » (p. 45) en citant Hoffmann (1963), relève d’une ’ignorance la plus totale.

 

2-Au bas de la  même page, Les auteurs « commentent » (il s’agit en fait d’un pillage intellectuel de mon analyse) une étude de Shafagoj qu’ils attribuent à Al-Kubati (orthographié « Al-Kubatiab » peut-être parce que le pillage de mes critical reviews est apparemment une tâche pénible…)… Cette dernière étude est d’ailleurs, au passage, d’une médiocrité méthodologique notoire.

 

Fonction pulmonaire (p. 49)

On nous parle de l’étude de Kiter sur la « chicha ». Le pillage est d’autant plus manqué (Les auteurs pensaient qu’il suffirait de remplacer «narguilé» par «chicha» pour que « ça marche »…) que Kiter ne traitait pas de tabamel avec « chicha » mais de narguilé (« nargile » pour être plus précis, avec l’orthographe turque) et avec du tumbâk (nommé, pour des raisons historico-linguistiques « jurak » en turc) qui est du tabac pur, pas du tabamel… Cela n’a aucun sens de parler de «chicha» ici.

 

Chicha et cancer (p. 50 et suivantes)

Citer Shihadeh à l’appui d’un paragraphe sur les cancers du poumon et de la vessie est une grosse ineptie qui aurait pu être évitée. Les études correspondantes, loin d’établir des faits, n’ont jamais été lues par les auteurs.

Cancer du poumon

Assimiler la  «chicha» à la pipe à eau chinoise est le sommet de la confusion.  Citer Qiao 1989 à l’appui d’un supposé risque de cancer du poumon est d’une incongruité voire une ineptie regrettable.

Or, je disais déjà, dans la thèse de doctorat (et dans la tétralogie Tétralogie Narguilé et Santé et ailleurs) que: En Chine, l’une des formes prises par le narguilé chinois en usage est celle d’une pipe à eau métallique portative et de taille très réduite. L’autre forme est celle d’un bambou partiellement rempli d’eau et fermé à une extrémité. A l’autre, l’usager applique la bouche pour inhaler la fumée. Cette dernière provient d’un fourneau de petite taille planté dans la partie inférieure et externe du corps de la pipe après avoir baigné dans le liquide. Dans ce pays, une recherche menée par Qiao s’était intéressée au rapport entre l’exposition au radon et à l’usage du tabac auprès d’ouvriers de mines d’étain dans la province du Yunnan [QIAO]. Ces derniers sont des usagers de la pipe à eau caractéristique de leur région à 91%. L’étude conclut à un accroissement du risque du cancer du poumon chez ces fumeurs, au double en comparaison avec les non-fumeurs. L’étude ne révèle pas si les sondés étaient d’ex-fumeurs de cigarettes ayant cessé cette dernière pratique ou y ayant substitué celle du narguilé, donnée en fait très importante s’il fallait chercher des corrélations. D’ailleurs, Qiao reconnaissait que l’évaluation de l’usage du tabac était très difficile en raison de la vaste panoplie de produits du tabac et parce que la majorité des cas (97%) et des contrôles (95%) était composé d’(ex)-usagers du tabac sous une forme ou sous une autre.

Pour expliquer ces résultats, nous supposions une combinaison cancérigène résultant d’une interaction entre le radon et le tabac que la  pipe à eau chinoise ne pourrait filtrer [thèse]. En effet, les ouvriers concernés sont exposés sur leur lieu de travail aux composants du tabac et aux poussières de la mine, au radon et à l’arsenic. De même le sont-ils à d’autres éléments de l’importante pollution locale comme l’arsenic, une fois encore, et l’anhydride sulfureux. Sur la même population, une autre expérience menée par une partie de la même équipe sous la direction de Xuan montra alors que le taux élevé du cancer du poumon chez ces ouvriers est due à l’exposition combinée au radon, à l’arsenic et à la fumée du tabac [XUAN].

L’étude correspondante précisait aussi que les fumeurs consommaient des cigarettes ou la pipe à eau ou, encore, les deux simultanément. Enfin, au terme d’une autre recherche, Lubin conclut que l’usage du tabac sous forme de cigarettes est peut-être plus nocif, en termes de risque de cancer pulmonaire, que de fumer la pipe et notamment la pipe à eau [LUBIN]. Plus récemment encore, Hazelton aboutit à des conclusions similaires : la pipe à eau en bambou ou la pipe à long tuyau réduirait les risques de cancer du poumon en comparaison de ceux causés par la cigarette, à consommation de tabac égale [HAZLETON]. Hazelton confirme que l’interaction arsenic-tabac est « très importante ».

QIAO YL, Taylor PR, Yao SX, Schatzkin A, Mao BL, Lubin J, Rao JY, MacAdams M, Xuan XZ and Li JY. Relation of radon exposure and tobacco use to lung cancer among tin miners in Yunnan Province, China. Am J Ind Med 1989;16(5):511-21.

XUAN XZ, Schatzkin A, Mao BL, Taylor PR, Li JY, Tangrea J, Yao SX, Qiao YL, Giffens C, Mac Adams M. Feasibility of Conducting a Lung-Cancer Chemoprevention Trial among Tin Miners in Yunnan Province, Republic of China. Cancer Causes Control 1991 May, 2; 3:175-82.

LUBIN JH, Li JY, Xuan XZ, Cai SK, Luo; Yang QS, Wang JZ, Yang L; Blot WJ. Risk of lung cancer among cigarette and pipe smokers in southern China. Int. J. of Cancer 1992; 51 (3)3: 390-5.

HAZELTON, W. D., Luebeck, E. G., Heidenreich, W. F. and Moolgavkar, S. H. Analysis of a Historical Cohort of Chinese Tin Miners with Arsenic, Radon, Cigarette Smoke, and Pipe Smoke Exposures Using the Biologically Based Two-Stage Clonal Expansion Model. Radiat. Res. 2001, 156: 78-94.

 

Cancer de la bouche et des lèvres

Une étude mentionne l’Egypte alors qu’il s’agit de l’Arabie... Passons… En Arabie, El-Hakim et Uthman ont analysé trois cas: deux de carcinome cellulaire squameux (« squamous cell carcinoma ») et un de kératoacanthome (« keratoacanthoma ») situés sur la lèvre inférieure de « biens connus » fumeurs de « shisha » et « goza ».

Par conséquent, les auteurs n’ont jamais lu cette étude alors que ses auteurs distinguent déjà « shisha » et « goza », réduites dans leur livre à « chicha ».

Cancer de l’estomac

Quant à la chicha au Yémen, on voit bien que l’étude n’a pas été lue non plus. L’objet en question est la madâ‘a, complètement différent de la « chicha » : le produit fumé n’est pas du tabamel mais du tutun !

Risque infectieux et chicha

Citer Shihadeh à l’appui d’un paragraphe sur les risques infectieux est une monumentale ineptie qui aurait pu être évitée, en tout cas jamais égalée, en taille, dans l’histoire de la recherche dans ce domaine. Les études correspondantes, loin d’établir des faits, n’ont visiblement jamais été lues par les auteurs. Le paragraphe est bien sûr un pillage maquillé.

 

Femmes enceintes : pages 51 et 80

Une étrange insistance sur ce thème. La question du nouveau-né n’a rien de vraiment différent avec l’effet des cigarettes. Par ailleurs, le chercheur cité (Nuwayhid), qui a étudié un échantillon de 106 femmes fumeuses de narguilé durant leur grossesse, reconnaît honnêtement que les purs effets du narguilé sont difficiles à mesurer parce que la plupart des usagers concernés consomment aussi des cigarettes ou sont d’ex-fumeurs de ces dernières. Le chercheur reconnaît honnêtement qu’il est également difficile d’estimer le nombre de narguilés fumés par jour, la quantité de tabac consommé, la nature de ce dernier (tabamel ou tumbâk), la longueur du tube, du narguilé, le taux de monoxyde de carbone, etc. variant aussi. Il faudrait également mentionner le type de charbon.

Nuwayhid IA, Yamout B, Azar G, Kambris M, Narghile (Hubble-Bubble) Smoking, Low Birth Weight, and other Pregnancy Outcomes, Am J Epidemiol 1998;148 (4):375-83.

Autres thèmes: encore des erreurs et des commentaires

L’épidémie mondiale (p. 55)

Citer l’OMS à l’appui de l’affirmation (reprise également p. 69) selon laquelle « la chicha concerne plus de 100 millions de personnes dans le monde » est une sottise de la taille de cette agence des Nations Unies (et des erreurs contenues dans son 1er rapport erroné et son 2ème rapport erroné), qui aurait pu être évitée. La source de ce chiffre est, suite à ma thèse, un chiffre indiqué il y a 8 ans sur le diabolique site The Sacred Narghile , le plus haï des fanatiques anti-tabac mais aussi le plus pillé apparemment...

Les études correspondantes, loin d’établir des faits, n’ont jamais été lues par les auteurs.

 

La chicha source de pollution des locaux (p. 61)

« alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser 25µg/m3 de poussières de moins de 2,5µg de diamètre (PM2,5), l’air des bars à chicha peut contenir 10 à 30 fois plus de particules que cette recommandation. »

J’ai fait une mise au point dans le numéro qui scelle la Tétralogie Narguilé et Santé pour Tabaccologia. J’ai écrit notamment :

En Egypte, des chercheurs se sont intéressés aux particules de plus de 2,5 microns de la phase particulaire de la fumée (16). Ils ont effectué des mesures dans des cafés, ouverts et fermés, du Caire et de Giza, dans lesquels on fume la shisha. Ils ont relevé des taux moyens sur 8 heures de 56,5 ug/m3 (SD=20,3). Dans les lieux fermés abondamment fréquentés pendant les nuits du Ramadan, les chiffres sont beaucoup plus importants : 141,6 ug/m3 (SD=55,2), soit 9,4 fois le niveau EPA. Ce sont des résultats non encore publiés mais l’on peut déjà observer que les fumées de cigarette et narguilé étaient probablement mélangées. Si les chiffres dépassent certainement le niveau d’une bonne qualité d’air (0-15 ug/m3), ils restent en dessous du niveau d’alerte (151-250 µg/m3). Par ailleurs, si l’on compare ces chiffres à ceux d’une étude de l’INC (17) dans des lieux publics en France, ils sont inférieurs au niveau moyen dans des restaurants (188 µg/m3), des brasseries (252 µg/m3), des bars (625 µg/m3) ou encore des discothèques (1787 µg/m3).

Si les chiffres dépassent certainement le niveau d’une bonne qualité d’air (0-15 ug/m3), ils restent en dessous du niveau d’alerte (151-250 µg/m3). Par ailleurs, si l’on compare ces chiffres à ceux d’une étude de l’INC dans des lieux publics en France, ils sont inférieurs au niveau moyen dans des restaurants (188 µg/m3), des brasseries (252 µg/m3), des bars (625 µg/m3) ou encore des discothèques (1787 µg/m3)

INC (Institut National du Cancer). Etude sur le niveau de pollution par la fumée du tabac sur différents lieux de travail y compris ceux accueillant du public. 2005, 6 pages.

Tableau sur les 14 avertissements sanitaires (p. 66)

Tous les avertissements ne sont pas adaptés pour le narguilé.

-Dire : « Fumer créer une forte dépendance, ne commencez pas » mériterait d’être revu ou, voire, n’a pas de sens.

-Dire : « La fumée contient… des nitrosamines, du formaldéhyde et du cyanure d’hydrogène » alors qu’il n’y a pas vraiment d’étude sur le sujet et que le formaldéhyde est hydrosoluble…

En bref, il faut faire attention avec la langue de bois…

« Un risque de conflit politique » préparé de longue date ? (p. 71-72)

-« Combien savent faire la différence entre la toxicité de la cigarette et celle de la chicha » ?

Faut-il rire quand les experts français matraquent la raison du citoyen avec des équations massacrantes et des argumentations aussi erronées ?

-« Le développement de programmes de recherche…. afin que l’information corresponde le mieux possible à la réalité scientifique »

Faut-il rire quand des modèles d’étude de la cigarette sont plaqués, par des experts sur le narguilé: 1 narguilé = 40 cigarettes (ou 200 pour leurs collègues USA-Moyen-Orient) ?

-Faut-il pleurer ou être très inquiet quand on lit : « D’ores et déjà, un risque de conflit politique se profile avec l’arrêt de l’activité des bars à chicha au 1er janvier 2008 » ?

Les auteurs révèlent eux-mêmes qu’ils jouent, tels des apprentis-sorciers, avec la cohésion sociale. Cette attitude est inadmissible.

Comment contrôler les produits utilisés pour la chicha ? (p.73)

1-Les paquets de tabamel n’indiquent pas (dans leur très grande majorité), la mention du rendement en CO (monoxyde de carbone) comme l’affirment les auteurs page 74.

2-Le tableau de projet de normes de fumage est complètement incohérent et contient de graves erreurs qu’il importe de dénoncer avec la plus grande vivacité.

« Substituts » nicotiniques  et Varénicline (p.86-88)

Donner ces produits à des fumeurs mixtes cigarettes-chicha ? Quelle est la différence ? S’agit-il d’un nouveau marché de consommateurs potentiels ?

Ces produits ne marchent pas à 90% avec les fumeurs de cigarettes. Aussi, où est la supercherie ?  De proposer aux fumeurs de refaire l’essai si ils fument aussi « une chicha de temps en temps » ?

« Comment prévenir les rechutes ?» (p.89)

On apprend que les anciens fumeurs exclusifs de chicha, le risque de rechute est faible. Cette affirmation est scientifiquement infondée. Je mets les auteurs au défi de présenter une seule étude à ce sujet.

Données récentes dites «scientifiques»: pages 92-131

La "théorie" machiavélique du tremplin vers la cigarette... «Enquête sur le mode de consommation de la chicha en 2007 en France» (pp. 100-103)

-Méthode d’enquête hautement critiquable « via internet » (festif.org) où les répondants voient leur cerveau lavé avant de répondre « en ligne ».

Contradiction fatale : « Ceux qui fument la chicha et la cigarette ont débuté, dans 18% des cas, par la chicha » avec  le fait que la consommation de chicha « précède souvent » celle des cigarettes, « constituant un mode d’entrée dans le tabagisme ».

Tout cela est bien sur anti-scientifique. Il est absolument faux d’affirmer, en l’absence d’études sur le sujet, que fumer le narguilé constitue un tremplin vers l’usage de cigarettes. Car c’est surtout l’inverse qui est vrai : les adolescents ne se mettraient pas si facilement à fumer le narguilé si ils n’avaient pas commencé par goûter aux cigarettes. Il y a donc un travail de prévention correspondant à revoir en amont. Ces discours pseudo-scientifiques visent malhonnêtement à faire du narguilé le bouc émissaire de l’échec des politiques de prévention du tabagisme en France. A bon entendeur.

 

«Etude du volume inspiré lors d’une prise de chicha» (pp. 104-106)

-« La chicha a été allumée, puis dès qu’elle s’est mise à bien brûler, les mesures ont été effectuées sur un sujet assis prenant une bouffée toutes les minutes »

« Trois jeunes hommes âgés de 18 ans ont inhalé 10 bouffées successives de chicha en 10 minutes. Une jeune fille de 18 ans a effectué une prise de deux bouffées successives. Les sujets étaient assis. Tous ont dit fumer « comme d’habitude », alors qu’ils tiraient sur la chicha »

Comme d’habitude, à raison d’une bouffée par minute réglée au métronome ???

Passons sur le biais bien connus de ces méthodes archaïques et qui ont fait leur temps même pour l’étude des fumeurs de cigarettes. Même Shihadeh, la « référence » mondiale, a mesuré 500ml sans jamais dépasser, dans une autre étude, 1000 ml comme valeur « moyenne ».

Oui, décidément, nos jeunes Français ont prouvé qu’ils sont pulmonairement bien plus vaillants et puissants que ces Moyen-Orientaux paresseux qui ne veulent même pas dépasser la barre des 1000 ml…

Explication de la pneumologue (Dr BECQUEMIN): les garçons avaient une « forte stature » et avaient « le souci de ne pas laisser s’éteindre le foyer de la chicha ».

Faut-il rire ou pleurer ?

«Mesure du CO expiré» (pp. 108-111) : 40 bouffées=40 cigarettes ?

On ne dit pas au lecteur que :

-les mesures ont été visiblement prises dans un salon mal ventilé où de nombreux narguilés sont allumés et où la fumée des cigarettes se mêle à celles des narguilés.

-aucun détail sur les fumeurs qui sont très souvent des fumeurs de cigarettes;

Voir nos propres mesures et précautions méthodologiques et nos résultats de 1998, présenté à la XIIIème Journée de Tabacologie (1998),  publiés dans Alcoologie (1999) et à nouveau dans

Chaouachi K. The Medical Consequences of Narghile (Hookah, Shisha) Use in the World [Les conséquences médicales de l’usage du narguilé (chicha) dans le monde]. Rev Epidemiol Sante Publique [Epidemiology and Public Health] 2007;55(3):165-70. [Article in English][Epub Ahead of print].


Par conséquent, l’équation 1 narguilé=40 cigarettes est fausse même en ne considérant que le monoxyde de carbone
.

Sur cette question, voir Le narguilé d’Ali Baba et les 40 cigarettes volantes: Une nouvelle mise en scène de la « science » à l’écran

«Le prix du tabac à chicha vendu en France» (pp. 116-119)

Les auteurs déclarent que « le tabac à chicha est ainsi 3 fois moins coûteux que le tabac des cigarettes » parce qu’il serait peu taxé et pour « attirer les jeunes vers ce produit ». Je ne suis pas spécialisé dans ces questions mais je vois que cette explication est fausse. Le tabamel est moins coûteux tout simplement parce qu’il s’agit d’un mélange tabac (30%) + mélasse (70%), pas de tabac pur.

Enfermer tous les fumeurs de narguilé dans des caissons hyperbares ?

«Deux cas d’intoxication aiguë au CO par chicha» (pp. 125-126)

« Fumer la chicha, ou être exposé à sa fumée de façon prolongée, peut conduire à la nécessité d’un traitement en caisson hyperbare. »

Sans commentaires…

L’argument erroné de l’« industrie du tabac » derrière l’épidémie de narguilé

« Les grandes compagnies de tabac comme British American Tobacco (BAT) rachètent d’ailleurs actuellement toutes les petites compagnies de tabac produisant des produits autres que les cigarettes, comme les tabacs à mâcher sous toutes les formes et les tabacs à chicha ».

Cet argument est complètement faux pour de multiples raisons que j’ai déjà données dans mes diverses publications.

Conclusion

Une bonne partie du dernier quart de siècle a été perdu en santé publique relative au tabagisme (avec toutes conséquences humaines…) à cause de l’adoption aveugle d’un dogme (celui  de la « Nicotine Addiction ») imposé outre-atlantique. En ce qui concerne le narguilé, certainement une nouvelle forme de tabagisme, 8 années ont été perdues à cause d’une volonté, outre-atlantique encore une fois, d’imposer des modèles et un traitement de la question selon une « vision » complètement inadaptée, basée sur la censure et la recherche d’intérêts personnels ou nationaux, et, surtout, ayant rejeté pendant très longtemps toute analyse divergente de la part même de qui a lancé les premières recherches de fond sur le sujet.

 

Après la publication de mes critiques des rapports d’expertise internationaux, les intéressés eux-mêmes commencent à me citer et à me solliciter après 8 années de blackout bibliographique total et à reconnaître enfin le bien fondé de mes analyses.

 

Si, depuis 2005, mes nombreuses analyses critiques de publications dites « pire-reviewed » (revues par des pairs) s’étaient révélées, ne serait-ce qu’une seule fois, fausses, j’aurais sûrement admis que mon « attitude » était « négative ». Ce ne fut pas le cas. C’est précisément cette « attitude négative », 1 contre 1000 000, qui dans la République mondialisée des Béni Oui-Oui, a été validée par l’acceptation de ma Critique qui remet en question un consensus (basé sur des rapports d’« experts ») dans le Journal of Negative Results in Biomedicine. Ce journal serait-il aussi « négatif » ?

 

Bref, j’appelle à la collaboration depuis 10 années. Je n’ai jamais eu aucune ambition dans ce domaine, contrairement à nombre de mes collègues et on le voit bien avec ce nouveau livre qui, en plus d'un grossier  maquillage qui s'apparente (à déterminer) à du pillage pur et simple, se positionne, non par rapport à l’objet de la recherche mais, symétriquement par rapport à un autre livre existant : « Tout savoir sur le narguilé »

 

Je voudrais, une dernière fois, répéter à mes collègues en France que ce n’est pas en ostracisant un chercheur -qui a lancé le train des recherches en 1997 sur une base transdisciplinaire (sciences biomédicales et sociales), de terrain, en tenant tête au monopole imposé de la langue anglaise, et qui a élaboré, pour ses collègues en France, des mises au point dans leur langue et qui leur a facilité la tâche,- qu’ils sortiront du bourbier dans lequel ils se trouvent.

 

Je leur répète ce que j’ai dit l’année dernière à Mr Xavier BERTRAND, ex-Ministre de la Santé, dans ma lettre au sujet du Dossier de presse erroné publié par l’INPES :

« Finalement, je veux compter sur votre autorité pour qu’à l’avenir, ces pratiques cessent et que les représentants de toutes les disciplines et l’ensemble des courants de la tabacologie soient invités à participer aux débats sur le narguilé, devenu une nouvelle forme de tabagisme. Cette compétition est absurde et dangereuse. La science n’appartient pas à quelques individus et la santé publique ne devrait pas devenir un jeu ou un enjeu personnel pour certains. »

Si nombre de mes collègues ont compris l’importance du gâchis, certains jusqu’au-boutistes ont apparemment décidé de partir en croisade pour une guerre de Cent Ans. En raison de mon âge, je ne tiendrai pas tout ce temps mais je vois monter une nouvelle génération de chercheurs qui prendront le relais de mes travaux et positions, sans parler du public qui manifeste de plus en plus sa méfiance et qui aurait raison de demander des comptes, y compris financiers (au vu du coût,  de l'évaluation, et du rendement d' "expertises" de ce type).

 

Le meilleur moyen de contribuer au développement du tabagisme par le narguilé est de décrédibiliser la recherche à son sujet. Les équipe syro-libano-étatsunienne (Eissenberg, Shihadeh, Maziak, Ward) et étatsuno-égyptienne (Mohamed, Israel, Loffredo) y ont grandement contribué avec deux rapports erronés de l’OMS (1er et 2ème), sans parler de celui, médiocre, de l’American Lung Association. La recherche française sur le narguilé, « menée en bateau » par les auteurs de ce livre d'une médiocrité scientifique exemplaire et où je suis visé personnellement et attaqué dans ma dignité (aux pages 133 et 11), ne s’est pas alignée sur l'intelligence mais sur l'obscurantisme.

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Dr. Kamal T. Chaouachi

Chercheur et consultant indépendant

Paris, le 8 juin 2007